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Résumé de la décision : Cass., 1re civ., 18 juillet
2000 ; M. F c/ Barthélémy et a.
La
cour d'appel a retenu à bon droit que le tableau litigieux, portant
la signature apocryphe de Maurice Utrillo, n'était pas une reproduction
illicite et que par conséquent, la saisie-contrefaçon demandée
par l'ayant droit du célèbre peintre ne pouvait être
exigée sans l'autorisation préalable du président
du tribunal de grande instance.
La
cour d'appel ayant souverainement relevé que l'inauthenticité
de de la signature "Maurice Utrillo" avait été
déclarée comme une oruvre de " l'École de Paris"
avec la mention " (portant la signature apocyphe de Maurice Utrillo)
", et que ce tableau n'était ni une copie, ni une imitation
d'une peuvre de ce peintre, a pu en déduire que la mise en vente
de cette oeuvre, dans de telles conditions, ne constituait pas une atteinte
au droit moral de Maurice Utrillo, mais une atteinte à un droit
de la personnalité, et qu'elle ne caractérisait pas d'avantage
l'infraction visée aux articles 1 et 2 de la loi des 9-12 février
1895 qui incrimine l'apposition frauduleuse d'un nom usurpé sur
une oeuvre de peinture, l'élément de fraude faisant défaut
en l'espèce.
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